Confession liminaire
Bon, je joue à Valorant depuis sa sortie en 2020. À raison d'une partie par semaine en moyenne, généralement le dimanche soir avec les potes, j'ai fait suffisamment d'heures pour avoir un avis assez calibré sur l'état du jeu. Et mon avis, c'est que je suis nul. Sincèrement. Je tourne entre Bronze et Argent depuis cinq ans, ce qui place mon niveau quelque part entre "papi qui découvre la souris" et "stagiaire qui essaie la VR".

Sauf que voilà, peut-être que c'est pas entièrement de ma faute. Parce qu'au cours de ces cinq années, j'ai croisé une quantité hallucinante de mecs bizarres. Des smurfs un peu trop confiants. Des mecs qui pre-aim à travers les murs. Des gars qui me one-shot tap à 60 mètres alors que j'avais l'effet de surprise sur eux. Des comptes flambant neufs qui jouent comme des pros. Bref, l'écosystème du tricheur Valorant, je commence à le connaître. De l'intérieur, en tant que victime régulière.
Et figure-toi qu'en mai 2026, Riot a fait quelque chose d'inédit dans cette guerre asymétrique. Un truc qui a fait suffisamment de bruit pour générer 3 millions de vues sur un seul tweet en turc, un emballement médiatique mondial, et au passage une vague de désinformation absolument magistrale. Décortiquage en règle, parce que le sujet est passionnant à plusieurs niveaux.
Le problème de base : pourquoi bannir un compte ne suffit plus
Avant de parler de la maj qui agite le Web, il faut comprendre la situation de départ. Valorant est un jeu free-to-play. Tu peux créer un compte en 30 secondes avec une adresse mail jetable. Donc quand Riot bannit un cheater, le mec recrée un compte dans la foulée, redownload le client, et repart cheater le lendemain. Le ban de compte est purement symbolique. C'est l'équivalent de gronder un môme : il dit pardon, il recommence cinq minutes plus tard.
Riot a évidemment ajouté des couches au fil des années : ban par adresse IP (contournable avec un VPN), ban par HWID (hardware ID, contournable avec un spoofer à 20 balles par mois), ban par numéro de téléphone (contournable avec des numéros virtuels). Chaque mesure défensive trouve sa parade dans la semaine qui suit. C'est la définition même d'une guerre asymétrique : le défenseur doit boucher tous les trous, l'attaquant doit en trouver un.
D'après le rapport Riot publié début 2025 par Phillip Koskinas, lead anti-cheat sur Vanguard, le cheater médian joue 6 games avant son ban. Mais cette stat masque la réalité : un cheater accro recommence le cycle juste après. Les 6 games ne sont qu'une étape dans une boucle ban-rebuild-cheat-ban-rebuild qui peut durer des années.
Donc Riot a compris une chose : tant qu'on tape sur les comptes, on traite le symptôme. Pour traiter la cause, il faut taper plus loin. Taper là où ça coûte de l'argent. Taper sur le hardware, sur l'écosystème commercial qui vend les cheats, sur le portefeuille du tricheur. C'est exactement le pivot stratégique qui a déclenché l'épisode du 19 mai.
L'inventaire de la triche dans Valorant
Avant d'aller voir la fameuse maj, petit tour d'horizon des différentes formes de triche que tu peux croiser dans Valorant, par ordre croissant de coût et de sophistication.
Niveau 1 : le smurf
C'est le plus courant et techniquement, c'est même pas vraiment de la triche : un joueur expérimenté (Diamond ou Immortal) qui se fait un compte secondaire pour jouer en bas ELO et stomper des Bronze comme moi. Pas de logiciel, pas de hardware. Juste un mec un peu pourri qui veut se faire plaisir en humiliant des débutants. Riot lutte contre via du matchmaking forcé (les nouveaux comptes sont placés rapidement à leur vrai niveau), mais ça reste un bouillonnement permanent. C'est de loin la "triche" que je croise le plus à mon niveau.
Niveau 2 : les pixelbots
Là on rentre dans le hard. C'est de la computer vision : un logiciel qui lit ton écran en temps réel, détecte les pixels correspondant à un ennemi (souvent une silhouette caractéristique), et bouge ta souris dessus automatiquement pour l'aimbot. Avantage : tourne sur n'importe quel PC, pas besoin de driver. Inconvénient : facilement détectable, et la qualité dépend de l'algo. Le Brésil en est rempli (oui, c'est documenté par Riot), ça coûte 7 à 50 balles par mois, et ça spread vite chez les ados.
Niveau 3 : les kernel cheats
Le grand classique européen. Un driver signé (souvent avec un certificat volé ou acheté à des sociétés écrans, Riot mentionne dans son rapport l'inoubliable cas de "Gary's Pool Cleaners" comme société émettrice de certificat valide) qui se charge en ring-0 et peut lire la mémoire du jeu sans déclencher les protections user-mode. C'est la guerre principale entre Vanguard et les cheat-makers depuis cinq ans. Coût : 30 à 200 balles par mois en abonnement.
Niveau 4 : les DMA cheats
Le boss final. La triche premium, celle qui résiste à tout. Le principe est diabolique : tu as deux PC. Le PC de jeu, sur lequel tu joues à Valorant normalement. Et un second PC, l'espion, qui contient une carte DMA (FPGA, type pcileech, LeetDMA, Captain DMA, Heino) branchée en PCIe. Cette carte lit directement la mémoire vive du PC de jeu sans passer par le CPU, donc sans laisser de trace système. Le second PC fait tourner l'aimbot et l'ESP (les fameuses silhouettes à travers les murs), récupère l'image du PC de jeu via une carte de capture HDMI, et renvoie les commandes mouvement via un dispositif type KMBox ou Arduino qui se fait passer pour une souris USB Logitech standard.
Côté PC de jeu, Vanguard scrute et trouve... rien. Aucun cheat installé, aucun driver suspect, aucun process bizarre. C'est élégant. C'est diabolique. Et surtout, c'est cher.
La facture du tricheur DMA premium
Allez, on sort la calculette. Combien ça coûte de cheater en DMA sérieusement ?
Hardware (one-shot)
- La carte DMA : 200 à 6000€ selon le tier (DIY pcileech à 200, Heino 2 premium à 6000)
- Le second PC dédié à l'espionnage : 400 à 900€
- La carte de capture HDMI basse latence : 200 à 450€ (sinon ton aimbot voit l'image avec 100ms de retard et t'es ridicule)
- Le KMBox ou MCU d'injection : 80 à 300€
- HDMI splitter, câbles, accessoires : 50 à 100€
- Second moniteur pour l'overlay du cheat : 150 à 400€


Total mid-tier : 1500 à 2000€
Total premium : 5000 à 7500€
Recurring mensuel
- Abonnement au "service" de cheat (firmware à jour, signatures patchées, support Discord privé, parce que oui, ces gens ont du support client) : 50 à 400€/mois
- Spoofer HWID : 20 à 100€/mois
- Comptes Valorant rankés à brûler : 50 à 500€ par ban
Total recurring : 200 à 1000€/mois
Le coût par game ruinée
Si on prend un setup premium à 6500€ + 700€/mois de recurring, sur un an d'utilisation soutenue (environ 1500 games en moyenne), le coût annualisé revient à 10€ par game ruinée. Sur un setup mid-tier, on tombe à 3,60€ par game.
Soit dit autrement : un mec qui joue 4 parties par soir pendant un an dépense l'équivalent d'une Yamaha MT-07 d'occase, d'un séjour aux Maldives pour deux, ou de cinq ans d'abonnement Spotify Famille. Pour quoi faire ? Pour fragger des Kevin de 14 ans qui voulaient juste jouer avec leurs potes après les cours, et des mecs comme moi qui veulent décompresser le dimanche soir.
L'élément clé : c'est une addiction
Là où ça devient psychologiquement intéressant, c'est quand tu te demandes qui claque 6500 balles dans ce délire. Le rapport Riot 2025 répond clairement : c'est une addiction. Ces gens ne dépensent pas rationnellement. Ils chassent le rush dopaminergique de "se sentir bons" sans avoir bossé pour. C'est le même circuit neurologique que la dépendance au jeu d'argent, aux mécaniques pay-to-win des jeux mobiles, ou au gambling sportif.
Sauf qu'au lieu de claquer ta paie au casino, tu la claques dans une carte FPGA pour humilier des inconnus que tu verras jamais. Le pic dopaminergique vient de la performance perçue, pas du gain matériel. Tu fais des kills imbattables, tu vois les autres rager dans le chat, et ton cerveau te récompense comme si t'avais accompli quelque chose. Le fait que tu n'aies rien accompli toi-même, que ce soit la carte qui ait fait le boulot, ton cerveau s'en bat. C'est un mécanisme proprement addictif.
Et c'est exactement parce que c'est une addiction qu'aucun argument rationnel ne marche. Tu peux pas leur dire "écoute, tu dépenses le prix d'une moto pour pourrir la soirée de gens qui ont 12 balles sur leur compte courant, ça vaut le coup ?". Le mec sait. Il s'en fout. Il veut son rush. Il l'aurait pour 100 balles si c'était possible, mais comme Riot fait son taf, il faut 6500 balles, et il les met.
L'escalade de Riot : taper là où ça fait mal
OK donc on a tous les éléments pour comprendre la stratégie. Riot a tiré les conclusions logiques :
- Bannir un compte = inefficace, le mec en recrée un en deux minutes
- Les cheaters sont des addicts, donc rationnellement insensibles au "moralement c'est mal"
- Mais l'addiction est limitée par les contraintes économiques
- Donc la seule stratégie viable, c'est de rendre la triche tellement chère que même les addicts les plus motivés finissent par décrocher

C'est exactement ce qu'on appelle de la guerre économique. Et Riot s'y est mis sérieusement depuis 2025, avec un crescendo très net :
Décembre 2025 : VAN:Restriction. Riot commence à exiger des mises à jour de BIOS pour pouvoir jouer (CVE-2025-14304, une faille IOMMU sur de nombreuses cartes mères). Asus, Gigabyte, MSI et ASRock pondent des BIOS updates coordonnés. Premier vrai pas vers le hardware.
19 mai 2026 : la grosse maj. Vanguard impose l'activation d'IOMMU côté Windows pour bloquer l'accès DMA non autorisé à la mémoire du jeu. Concrètement : si t'as une carte DMA branchée et que ton profil matche celui d'un setup DMA de triche, Vanguard te bloque l'accès à Valorant tant que IOMMU reste désactivé.
Et là, deuxième étage de la fusée, le 21 mai, le compte officiel @riotgames balance :
"congrats to the owners of a brand new $6k paperweight"
Le tweet narquois qui a tout déclenché. Bienvenue dans le chaos.
La cascade de désinformation en 4 étages
Parce que ce qui se passe ensuite est un cas d'école parfait de comment une info technique précise se transforme en panique virale.
Étage 1, le tweet source précis : un compte spécialisé (De Marke Gaming, en turc, 3 millions de vues le 22 mai) explique correctement la situation : "La dernière mise à jour de Riot Vanguard a rendu inutilisables de nombreux dispositifs de triche SATA/NVMe utilisant DMA". Précisions techniques conservées. On parle bien de dispositifs de triche DMA, pas de PCs lambdas.
Étage 2, le tweet de relai déformé : un autre compte (Denge+, 593k vues quelques heures plus tard) reformule en : "Le logiciel anti-triche Vanguard a rendu des milliers d'ordinateurs inutilisables en les faisant planter". Disparition du mot "DMA", du mot "triche", du mot "dispositif". Le lecteur lambda lit "ordinateurs" et comprend "PCs gaming en général".
Étage 3, le commentaire indigné : juste en dessous, un certain Kral commente "quel système ridicule, il est interdit de faire ça". Il n'a aucune idée qu'on parle de cartes FPGA de triche à 6000 balles. Pour lui, Riot brique des PCs honnêtes. La rumeur est née.
Étage 4, l'éditorial outré : des médias type Notebookcheck publient des articles qui titrent "Riot remotely disables users' hardware" et spéculent sur les futures actions en justice. Sans citer un seul cas concret de non-tricheur affecté.
Bonus, le piège du putaclic humoristique : les fameux écrans rouges sarcastiques de Vanguard qui circulent partout, avec des messages goguenards type "Cope level has been logged for troubleshooting [65535]" ou "consider contacting your local cheat developer for a refund". Ces images sont prises au premier degré par à peu près tout le monde, médias gaming inclus. Or selon plusieurs voix saines de la communauté (notamment un certain Lyp sur X), ces écrans rouges proviennent en réalité d'une vidéo parodique du créateur @drogonvlr réalisée pour le 1er avril. Donc une blague vieille de deux mois, mélangée à une vraie news pour créer un cocktail visuel viral. Le faux pré-existant se greffe sur la vraie news mal comprise, et tout le monde gobe. Y compris, je l'avoue, les premiers articles que j'ai écrits sur le sujet avant de me prendre une claque de réalité.
Et pendant ce temps, le 22 mai, Phillip Koskinas, le lead anti-cheat de Vanguard, postait calmement :
"it doesn't brick the hardware lol we just require IOMMU on accounts using the device, which denies it access to game memory. you'd hardware fault if you still tried to cheat with IOMMU enabled, but that doesn't hurt anything other than the cheater's ego."
13 100 vues. Soit 230 fois moins que le tweet sensationnaliste qui disait l'inverse. Bienvenue dans l'économie de l'attention, où la vérité technique ennuyeuse perd toujours contre la rage virale.
Le rétropédalage officiel : la FAQ Riot du 23 mai
La cerise sur le gâteau, c'est que Riot eux-mêmes finissent par publier le 23 mai une FAQ officielle qui descend en flammes leur propre tweet narquois de 48h plus tôt :
Does Vanguard physically damage hardware?
No.Does this impact hardware or software in any ways unrelated to Riot's games?
No. The IOMMU security protection does not impact hardware, and would only impact the ability of players using DMA cheat devices to play our games.Are normal players affected?
Players not using DMA cheat hardware are unaffected.I'm affected by this. How do I fix it?
To continue cheating in other titles with this device, you may simply disable IOMMU in BIOS in the same place that you enabled it. Of course, you still won't be able to play our games with these cheat devices enabled.Why did Riot joke about "bricking" PCs?
We didn't. The "paperweight" comment was about VALORANT cheat devices that no longer work in VALORANT.
Mention spéciale pour la dernière réponse : "We didn't joke about bricking PCs". Sauf que littéralement si, le compte officiel a tweeté "congrats to the owners of a brand new $6k paperweight" 48h plus tôt. La FAQ tente de récupérer en redéfinissant "paperweight" comme "ne fonctionne plus dans Valorant". C'est de la com damage-control habillée en clarification, supervisée par les juristes. Le rétropédalage corporate en bonne et due forme.
Mention spéciale aussi à la 4e réponse : Riot explique gentiment aux tricheurs comment continuer à utiliser leur carte DMA pour cheater sur d'autres jeux. "Désactivez IOMMU dans le BIOS, et vous pouvez cheater ailleurs". C'est presque un service après-vente bienveillant. La mesure est explicitement défensive et Valorant-spécifique : on protège chez nous, on s'en fout de ce que vous faites ailleurs.
Le vrai et le faux dans cette histoire
Pour t'aider à démêler le tout, voici le récap honnête :
Vrai :
- Riot a poussé une vraie maj IOMMU le 19 mai qui restreint l'usage de cartes DMA de triche dans Valorant
- Cette maj est précédée par 6 mois de collaboration avec les fabricants de cartes mères
- L'objectif est bien de taper économiquement les vendeurs et utilisateurs de cheats DMA
- Le DMA cheating est une vraie problématique, mais marginale en volume (moins de 0,1% des games)
- Riot a effectivement publié un tweet narquois "$6k paperweight"
- Riot mène une stratégie globale de guerre économique contre l'écosystème commercial du cheat
Faux :
- Vanguard ne brique aucun hardware physiquement (Riot l'a confirmé officiellement)
- Aucun PC de non-tricheur n'est affecté par cette maj
- Les écrans rouges sarcastiques qui circulent partout proviennent probablement d'une parodie d'avril, pas de la vraie maj
- L'OS reinstall n'est pas nécessaire, suffit de désactiver IOMMU dans le BIOS
- Personne (à ma connaissance) n'a perdu une carte DMA légitime utilisée pour de la recherche en sécurité
Bilan pour ma session du dimanche soir
Donc concrètement, qu'est-ce que ça change pour moi qui me lance une partie chaque dimanche soir avec les potes ?
À court terme, pas grand-chose. Le DMA cheating est numériquement marginal et concentré sur le high ELO. À mon niveau Bronze/Argent, je vais continuer à me prendre des smurfs et quelques softs cheats à 30 balles le mois, pas du DMA à 6000 balles. La maj du 19 mai change pas mon expérience directe.
À long terme par contre, ça change la philosophie globale de Vanguard. Riot vient de démontrer publiquement qu'ils peuvent pousser des mises à jour qui modifient le comportement du hardware via IOMMU, qu'ils collaborent avec les fabricants de cartes mères, et qu'ils sont dans une guerre économique pure et dure contre l'écosystème commercial du cheat plutôt que contre les joueurs individuels. C'est un changement de paradigme par rapport au "bannir les comptes" classique. Et c'est probablement la seule stratégie viable face à un adversaire qui peut recréer un compte en 30 secondes.
Reste la question délicate de jusqu'où une boîte d'édition de jeu peut aller dans le contrôle du hardware de ses utilisateurs. La FAQ Riot du 23 mai a tranché pour cette maj précise : pas de dommage physique, pas d'impact hors-Valorant, parade triviale via BIOS. Mais ils ont posé un précédent technique et juridique. La question pour la suite, c'est : jusqu'où la prochaine fois ?
Conclusion : t'es peut-être pas si nul que ça (mais bon, quand même)
Pour résumer cette tranche d'actualité gaming de mai 2026 : Riot mène une guerre asymétrique contre les tricheurs où le bannissement de compte est devenu purement symbolique, donc ils escaladent vers le hardware et l'écosystème commercial. Pour cette maj précise, ils ont fait ce qu'il faut, sans casser de matos, et avec une parade laissée volontairement ouverte pour les cheaters qui veulent continuer ailleurs. La com narquoise initiale a déclenché une vague de désinfo qui leur a explosé à la figure, et ils ont dû publier une FAQ pour calmer le jeu.
Au passage, on a eu une démonstration grandeur nature de comment l'info se déforme sur les réseaux sociaux : tweet technique correct, déformation virale, réappropriation par des médias clic-friendly, mélange avec des contenus parodiques pré-existants pris au premier degré, et au final un narratif faux qui pèse 230 fois plus en attention que le narratif vrai. Le journalisme en 2026, mesdames messieurs.
Et concernant la question initiale : est-ce que c'est de ma faute si je suis nul à Valorant ? Honnêtement, oui, principalement. Mais entre les smurfs Diamond qui descendent dans mon ELO le dimanche soir, les softs cheats brésiliens à 30 balles, les wallhackers occasionnels et les mecs qui me one-shot tap à 60 mètres avec un Vandal alors que j'avais l'effet de surprise, faut admettre qu'il y a aussi un environnement qui aide pas. Donc dimanche prochain, je relance une partie. Et si je perds, ce sera 70% ma faute et 30% celle d'un mec qui claque le prix d'une moto pour me faire chier. Je peux vivre avec ce ratio.